

D’abord d’un acte : c’est-à-dire d’une actualisation - d’un mime en quelque sorte - c’est l’actualisation d’une rencontre : celle du Père qui retrouve, avec tant d’émotion et de joie, son fils, sa fille, en qui il veut mettre tout son amour.
Et cette rencontre va se vivre dans la foi (la confiance !) : la foi en l’amour de ce Père, qui est bouleversé jusqu’en ses entrailles par ma misère, par mes faiblesses... par tout cela qui pèse sur mes épaules et alourdit ma marche dans la vie, au point même de me paralyser parfois complètement.
Je ne confesse pas mon péché, mais je confesse la miséricorde de Dieu à l’œuvre dans mon histoire marquée par tant d’infidélités, blessée par le péché.
Je confesse que j’ai besoin d’être sauvé et que le Seigneur est aujourd’hui mon Sauveur.
Je commence par me découvrir pécheur à la lumière de l’ineffable tendresse du Père, tendresse qui se reflète dans le regard que Jésus pose sur moi.
Mais si le point de départ de cette démarche, c’est ce regard que je pose sur moi, sur mon péché, ce n’est là que le tremplin qui doit me projeter dans les bras de ce Père qui m’attend pour me saisir dans son étreinte et me revêtir de beauté. Je vais m’exposer à une autre lumière que celle de mon propre regard, un regard qui trop souvent me condamne, ou du moins m’en veut de n’être pas celui que j’ai rêvé. Je vais me recevoir dans le Regard du Père, qui me voit toujours à partir de son Cœur, à partir de son amour. Et c’est dans ce Regard que je suis pardonné, aimé jusqu’au bout, jusque dans mon péché. C’est là l’acte de foi le plus difficile : ne pas douter de Son Amour, alors que je ne le mérite pas !
« Au nom du Christ, […] laissez-vous réconcilier avec Dieu. » 2 Co 5,20
à mettre en évidence
Aussi, comme ministre de cette réconciliation, osons-nous vous adresser, comme saint Paul, cet appel :
« Au nom du Christ, nous vous en supplions, laissez-vous réconcilier avec Dieu. Celui qui n’avait pas connu le péché, il l’a, pour nous, identifié au péché, afin que, par lui, nous devenions justice de Dieu. » 2 Co. 5,20-21.