Imprimer le contenu de cette pageTélécharger cette page en PDFRecommander cette adresse à un ami
>> Vous êtes ici - Services et horaires - Journal paroissial - Edito

Edito septembre

Nous avons un évêque, et c’est Jean-Marie !

Le cadeau d’un évêque

Au delà de la bonne nouvelle, et des sentiments de première réaction que celle-ci amène en nous, il nous faut envisager cette nomination avec un regard ecclésial, en essayant de voir ce que Dieu veut nous dire à travers cet événement.

D’abord, nous sommes invités à accueillir cette élection avec un regard théologal. Ce qui signifie croire qu’au delà des discussions humaines, des consultations et des candidats évoqués (ce dont ont parlé les journaux !) c’est l’Esprit Saint qui a parlé et agi. La nomination d’un évêque n’est pas un fait de politique ecclésiale, mais une initiative de Dieu qui s’exprime à travers les médiations humaines : le nonce, le pape, le peuple de Dieu. C’est le Seigneur qui nous a fait cadeau d’un pasteur. Nous accueillons donc notre nouvel évêque inconditionnellement, dans la confiance que c’est celui sur lequel Jésus a posé son regard en lui disant « Viens, suis-moi ! »

Ensuite, nous voulons assurer Jean-Marie de notre prière. Nous avons particulièrement à porter notre berger dans notre cœur et devant le Seigneur en ce temps de l’Eglise à la fois beau et difficile. Oui, prier ce sera dire notre amour à Jésus, et notre affection au pasteur de notre diocèse, ce sera porter dans le silence de la contemplation les décisions, les peines, les joies auxquelles il sera confronté.

Enfin, cette nomination doit nous inviter à une profonde remise en question. Le pape François nous y invite fortement. Qu’est-ce que je vais faire, moi, pour m’engager dans la construction d’un diocèse que je désire être joyeux, appelant, missionnaire ? Dans ce sens, il ne s’agit pas tellement d’exprimer ce que nous attendons de notre nouvel évêque, mais de discerner ce que Dieu attend de nous. En Eglise, nous ne sommes jamais les spectateurs d’un événement qui nous reste extérieur, nous n’avons pas à « donner des points », des appréciations en fonction de nos goûts humains. Nous ne sommes pas appelés à jouer les commentateurs ravis ou déçus de la manière de faire de notre clergé. Nous avons à aimer sans réserve, filialement, et à nous donner nous-mêmes. Jetons toutes nos forces dans l’aventure merveilleuse que Dieu nous propose, personnellement, chaleureusement, joyeusement. Et le Seigneur fera le reste. Que chacun de nous entende dans son cœur le cri du Maître « - Je t’appelle ! » et chante en réponse un « - Me voici » convaincu !

Deo gratias !

Joseph Voutaz


 
powered by /boomerang
Plan du site